Dans cette vidéo, je liste tous les usages du split screen, cet écran partagé en plusieurs parties : présenter des personnages qui vont finir par se croiser (Les Lois de l’Attraction, Euphoria) ou montrer leur contraste (Annie Hall, 500 Jours Ensemble) ; accentuer le suspense en montrant deux scènes en parallèle, comme dans Kill Bill, 24h Chrono ou The Green Hornet de Michel Gondry ; filmer un appel téléphonique en fusionnant les deux acteurs à l’écran tout en respectant la règle des 180° ; illustrer la pensée d’un personnage avec un contour en fondu, comme dans Amélie Poulain ; ou simplement ressentir l’énergie d’une soirée, d’un casino ou d’un concert. Je montre aussi comment le split screen peut donner du rythme — le monteur oscarisé Pablo Ferro l’a utilisé pour réduire une scène de 15 à 2 minutes dans L’Affaire Thomas Crown — ou styliser une scène de combat comme dans Scott Pilgrim. Je termine par une vraie bidouille de montage utilisée par David Fincher : changer la prise d’un seul acteur sur un plan fixe à plusieurs personnages grâce au split screen, sans que le spectateur ne s’en rende compte.